Surf, randonnée, surf. Merci SandyMouth!

La flamme semble être revenue :) Pour aujourd’hui en tout cas! Quelques 2 800 mots plus tard et une passagère hurluberlue aux lunettes rouges d’inventée, me voilà tentée de vous montrer ce qui m’aura soufflé l’inspiration.

SandyMouth dans le comté de Cornwall (Cornouailles). Une plage pour surfers expérimentés. Entre chaque session, un merveilleux chemin pédestre surplombant la mer. Un petit café offre des paninis et burgers. On y rencontre de gentils surfers qui tout bonnement vous offre de vous prêter une planche pour le reste de votre séjour!

Cornouailles, SandyMouth

Surf SandyMouth, England

Côte Cornwall

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Pas si facile que ça d’écrire.

Cette semaine, une amie m’envoie ceci →Ernest Hemingway quote

Traduction: Il n’y a rien de difficile dans l’écriture. Tout ce que tu fais c’est t’asseoir devant un clavier et saigner …

Évidemment, le célèbre écrivain usait d’un peu de sarcasme. Ce qu’il voulait plutôt dire c’est qu’en écrivant tu y mets ton âme jusqu’à y laisser ta dernière goutte de sang et que non, même pour Ernest Hemingway, ce n’était pas toujours facile de faire apparaître des mots sur une page blanche.

Cette citation ne pouvait pas mieux tomber. Car je suis vidée. Oui vidée! Les mots sont disparus, ils ne sortent plus!

Malheureusement, cette saignée tombe à un très mauvais moment. Pour écrire mon deuxième roman (oui le 2 ieme… et le premier ne sort qu’en septembre chez Libre-Expression), j’ai décidé de participer à une retraite d’écriture en Angleterre. J’en suis au mi-parcours de mon séjour et là, je viens de frapper le mur. Plus rien ne sort. J’ouvre mon document et j’ai le goût de le refermer aussi vite. Mon inspiration, imagination, flamme appelée la comme vous le voulez, s’est éteinte. Elle va revenir, j’en suis sûre, mais disons que j’aurais apprécié qu’elle meure dans deux semaines lorsque je reviendrai. Alors, je suis là, à déjeuner, à dîner, à souper avec ces autres écrivains qui sont ici par plaisir ou pour terminer un manuscrit et qui s’exclament simplement: «J’ai écrit 2000 mots aujourd’hui!». Et moi … Euh! Je passe.

Cheval galopant sur la plage de WideMouth Bay, Cornwall.

La plage de WideMouth Bay, Cornwall.

Avec cette frustration qui m’habite, ce n’est décidément pas le meilleur état d’esprit pour pondre de bonnes idées. Alors, j’ai décidé d’attendre qu’un souffle d’inspiration me balaie à nouveau l’esprit. J’ai visité les alentours en attendant. C’est en changeant de décor que tout reviendra dans l’ordre. Enfin, je l’espère:) Je vous offre ainsi quelques-unes de mes découvertes tout au long de cet article.

Des kiteboarders sur la magnifique plage de Saunton dans le Devon.

Des kiteboarders sur la magnifique plage de Saunton dans le Devon.

Mais encore? Et bien apparemment, je ne suis pas la seule qui lutte ainsi pendant l’écriture d’un livre.

En fait, je suis tombée sur le blogue d’une Américaine qui s’appelle Kristen Lamb.

Dans son article, elle tente de briser le mythe suivant: les vrais écrivains ne luttent pas pour écrire. En bref, c’est facile pour eux. FAUX!

Selon elle, cela prend beaucoup de courage pour écrire un livre et encore plus pour le partager au reste du monde et s’ouvrir ainsi à la critique. Il y a ce mythe qui dit que les vrais auteurs sont nés déjà génies et qu’ils ne réécrivent, révisent ou ne recommencent jamais. C’est un mensonge. Il y a des exceptions bien entendues, mais les autres n’écrivent pas en criant «Pinotte!». Lutter pour écrire fait partie du processus. Et avoir de la difficulté ne fait pas de nous de faux auteurs.

Cabanes à Saunton Beach   Cheval près de Sheepwash, Devon Mouton noir dans un pré près de Sheepwash, Devon

Madame Lamb explique qu’il y a deux types d’écrivains. Les Scrivnus Aspirus et les Scrivnus Authenticas. En résumé, l’Aspirus est celui qui dit: «Oh! J’ai vécu tellement d’expériences pour faire un bon livre. Un jour, je l’écrirai». S’il essaie d’écrire, il le fera sans se donner trop d’effort et sans vraiment terminer rien. Il donne par contre l’impression pour les autres qu’écrire lui semble un jeu d’enfant mais il n’écrit jamais vraiment non plus.

Le village de Sheepwash, Devon

Le village de Sheepwash, Devon

À l’inverse, l’Authenticas travaille et écrit des mots. Beaucoup de mots. Plusieurs des Authenticas pensent que s’ils n’écrivent pas de bons mots ou des mots sujets à remporter des prix, c’est qu’ils sont sûrement des Aspirus. Mais tous les mots, bons ou mauvais comptent.

L’Authenticas peut avoir de la difficulté en écrivant son livre et c’est comme cela qu’il deviendra plus fort.

Lang conclut en disant que si l’un souffre, a mal et se sent comme si son cortex cérébral faisait du Ashanga yoga à chaque fois qu’il pond un mot, c’est sûrement un Authenticas.

Je remercie Madame Lang pour cet article. Il me réconforte. C’est donc normal d’avoir des moments morts, durs où les mots ne viennent pas. En attendant que tout rentre dans l’ordre, je devrais peut-être m’amuser:) À moi la conquête de l’Angleterre alors!

Pour lire l’article en question, cliquez ici.

Pour faire une retraite en Angleterre avec, je vous le souhaite, de l’inspiration, cliquez ici.

Agneaux dans les prés de Sheepwash, Devon

Agneaux dans les prés de Sheepwash, Devon

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Les joies du Stand-by

airline-standby-left-copyright3Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis une femme et comme beaucoup de femmes, j’aime bien prévoir et contrôler légèrement (voire un peu trop) les évènements de ma vie. J’aimerais tant quelques fois penser comme un homme et considérer une chose à la fois sans «m’enfarger» dans les fleurs du tapis mais non, j’en suis incapable. Ceci étant dit, lorsque je voyage, j’essaie toujours de me laisser porter par le courant car souvent les plus beaux voyages en découlent. Néanmoins, je tente quand même de planifier mon itinéraire pour ne pas me retrouver sans toit pour la nuit.

Mais l’imprévu étant ce qu’il est, il n’arrive jamais en annonçant sa visite. Résultat: on perd le contrôle et il faut s’adapter. Regard sur les joies du stand-by.

Destination: Los Angeles (LAX)

Plan A: Bus jusqu’à New York (Newark) / Avion jusqu’à Los Angeles (JFK -LAX)

Plan B: Avion jusqu’à New York (NEWARK) / Nuit à NYC / Avion JFK – LAX

Plan C: Imprévu…

Billets émis pendant l'aventure

Billets émis pour l’imprévu (retour inclus)

En tant qu’agent de bord, je peux voyager sur d’autres compagnies aériennes selon les ententes que ma compagnie détient avec certaines d’entre elles. La procédure: je me présente au comptoir de la compagnie désirée. Je demande le droit de voyager en stand-by vers une destination x. Après avoir montré ma carte d’identification de membre d’équipage et vérification des ententes respectives, me voilà en possession d’un billet d’embarquement stand-by. Je traverse la sécurité et à la dernière minute, si un siège est disponible, je m’envole vers New York, Atlanta ou ailleurs. Tout cela pour 0 $ (ou généralement pas plus que 50$). Alléchant? Certainement! Il me fallait essayer!

Siège dans un avionEn restant consciente que le stand-by offre la possibilité de voyager qu’uniquement si un siège est disponible à bord, j’avais planifié un peu à l’avance mon itinéraire. J’aurais pu choisir l’option 1 et prendre l’autobus de nuit jusqu’à New York pour ensuite rejoindre l’aéroport. Les chances que tout fonctionne étaient très élevées car je n’aurais eu qu’à faire du stand-by qu’une seule fois. Si je manquais le premier vol de la journée, il m’en restait encore 4 ou 5 à prendre. Rien d’inquiétant.

Mais pourquoi prendre l’autobus pendant 8 heures quand on peut s’y rendre en 2 heures? J’ai donc choisi l’avion. Le plan semblait prudent. Je dormirais une nuit à New York, ce qui me donnerait ainsi toute la journée pour m’y rendre (l’option de ne jamais me rendre ne voguait pas dans mon esprit) et ainsi je pourrais visiter la ville et partir le lendemain à Los Angeles. Tout était en règle jusqu’à ce que New York tombe sous la neige…

Newark aéroport new york sous la neige

YUL-YYZ – ?

Porter à TorontoJ’avais décollé à 7:30 du matin pour Toronto. Je devais prendre ensuite le prochain vol vers Newark. Pas un seul stand-by à part moi sur le vol et plusieurs sièges de libre. Comme prévu, je visiterais la Grande Pomme en après-midi. Il était 9 heures du matin. J’avais pleinement le temps de me rendre. Je m’assis donc tranquillement dans l’aire d’attente. Quelques délais s’affichèrent sur l’écran mais encore confiante, je ne m’y attardai pas.

Un premier vol vers New York partit. Le mien était le prochain. 10 h. 11h. 12h. Toujours rien. Je demandai des informations. La dame me dit que les vols étaient en délai mais qu’ils allaient partir bientôt. 13h encore rien. Je m’avançai à nouveau vers la dame au comptoir. J’étais un peu plus inquiète.

«Madame, quelles sont les chances que j’embarque vers New York?»

Elle consulta son écran d’ordinateur, me regarda et me dit: «Honnêtement. Aucune. »

Quoi?! Aucune! « Mais je n’ai pas de plan B!», pensai-je. En fait, tous les vols étaient annulés. Il n’en restait que trois et tous les passagers prévus sur les autres vols venaient d’être transférés sur ces trois vols. Aucun siège de disponible pour moi. L’imprévu venait de frapper. J’avais soudainement l’impression de devoir concocter une recette de gâteau sans oeufs et sans farine. Il me fallait trouver des ingrédients de remplacement. Lesquels? Si New York n’était plus ma ville de transit, quelles autres possibilités s’offraient donc à moi? Dormir à Toronto et partir le lendemain pour New York? Et si la tempête persistait? Je réfléchis.

SkyScanner applicationAprès avoir utilisé la géniale application SkyScanner, j’entendis une voix salvatrice.

«Mesdames et Messieurs, dernier appel pour Washington D.C. Tous les passagers devraient être à bord.»

Je consultai SkyScanner à nouveau. Un vol vers Los Angeles était prévu dans deux heures.  Je courrai alors au comptoir, tassai les autres passagers en file telle une enragée et dictai à la dame que je voulais tenter ma chance vers Washington. Quelques minutes plus tard, j’entrais la dernière à bord de l’appareil et me présentais au capitaine en disant: « Hey… Désolé… J’étais censée partir pour New York mais finalement ce sera Washington. Je ne sais pas trop comment je vais me rendre en Californie mais bon… on verra!»

Une fois atterri dans la capitale, je ramasse mes valises et je sors de l’appareil en pensant réussir ma mission vers LAX. Malheureusement, j’avais oublié les douaniers! Je dus attendre deux heures en file d’attente avant de pouvoir présenter mon passeport à un agent de l’immigration. Grrrr!

file de passagers aux douanes américaines      Virgin Airlines to SFO

Il est maintenant 17 h. Je décide d’aller voir tout de même au comptoir de Virgin Airlines (la compagnie sur laquelle je peux voler). On m’informe que le vol vers Los Angeles est déjà parti mais qu’il y en a un qui part pour San Francisco (SFO) dans 50 min. Et voilà! Je m’envole vers SFO où je n’aurai d’autre choix que d’y passer la nuit.

Airplane Virgin AirlinesLe lendemain, j’embarquerai vers LAX, encore une fois à bord d’un appareil de Virgin Airlines. Un vrai plaisir de voler sur cette compagnie où les agents de bord sont magnifiquement vêtus, où l’éclairage de cabine nous donne l’impression d’être importants et où même les verres nous parlent. Pas surprenant quand son propriétaire s’appelle Sir Richard Branson.

Glass of Virgin AirlinesAu final, ça n’aura pas été si terrible comme expérience. J’ai entendu bien pire comme histoire… Disons plutôt que ce fût agréable de se laisser guider par le courant.

Ce que j’en conclus: tous les chemins mènent à Los Angeles!

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8 jours en vol ça peut être long sauf que…

… on revient aussi avec des histoires à raconter.

Déjà qu’en 8 jours, il s’en passe des choses, imaginez combien il s’en passe en 16 jours (2 fois le même courrier) et ce, en touchant huit aéroports différents à travers le monde. Voyons voir.

YUL-PUJ

plage à Punta CanaPremier arrêt: Punta Cana. On opère le vol de l’aller vers la République Dominicaine et on dort à destination. Court vol de 3 h 45. Rien de fatigant. On pense déjà au souper et à notre choix de cocktail pour la soirée. Bien entendu, je me dis «ce soir, je reste tranquille pour être en forme pour le lendemain». Encore une fois, je me mens à moi-même et je finis à la discothèque de l’hôtel. Heureusement que la quantité d’eau absorbée était proportionnelle à la quantité d’alcool consommé, car le lendemain la plage m’attendait! Ce fut donc une tentative de planche à voile qui aura réussi à endolorir mes muscles pour deux jours. Au moins, j’aurai avivé mon teint basané pour la semaine.

PUJ- YVR- YYC

Le troupeau de passagers en route vers l'avion

Le troupeau de passagers en route vers l’avion

Après une sieste récupératrice, ce fut déjà le temps de quitter la chaleur du Sud pour la froideur des Rocheuses Canadiennes. Et voilà, nous étions déjà repartis en direction de Vancouver. Plus de 8 heures de vol avec un départ à 18h35. Une fois atterri, pas de dodo pour nous car nous devions nous rendre à Calgary. J’ai récupéré ma clef de chambre vers 5 heures du matin, heure de Montréal.

Le lendemain, une journée de repos nous attendait. Pour le premier courrier, j’ai visionné James Bond SkyFall dans mon lit bien douillet et à ma deuxième visite Argo. J’ai bien aimé les deux films. Le soir, l’équipage s’est rejoint pour déguster un bon steak de l’Alberta. À noter qu’il faut bien mâcher sa bouchée pour ne pas s’étouffer…

Douanes de Vancouver

Douanes de Vancouver

Lorsque l’on est agent de bord, une formation en secourisme nous est donnée afin d’intervenir rapidement si l’un de nos passagers s’étouffe. Par contre, les probabilités que cela arrive sur un vol demeurent assez faibles. D’autant plus minces que cela arrive à l’un de nos collègues. Et bien, c’est possible! Je vous laisse imaginer la scène: un agent de bord s’étouffe au restaurant. Il ne tousse plus! L’air ne passe plus! Il faut agir vite! Merci à notre collègue «sauveur», voisin de l’étouffé qui, par la méthode de Heimlich, a comme un pro, chassé le vilain morceau de viande!

YYC-CUN-YYC

La Nouvelle-Orléans à 36 000 pieds

La Nouvelle-Orléans à 36 000 pieds

La longue journée du courrier, c’est celle-ceci. Enfin, en théorie. Un aller-retour à Cancun depuis Calgary. Temps vol vers Cancun: 4h40. Temps vol au retour: 6h00! Wô! C’est un Montréal-Paris ça! Fatigue à l’horizon.

À bord, nous servons de la bière, de la bière et de la bière. Une fois les Heinekens disparues, c’est au tour des vodkas, des gins et des scotchs d’y passer. En tant que consommation d’alcool, un Albertain, ça n’a pas de fond. En tout cas, pas ceux sur ces vols. Pourtant, ils se tiennent encore bien droits comme une barre après des heures. Ils n’ont même pas l’air un peu bourrés. Au retour, personne ne boit car plusieurs sont… disons…malades! Tourista en vue…

Comment je le sais? Parce que l’un ou l’autre vomit en arrière et aussi parce que je ne compte plus les visites nauséabondes aux toilettes. Au moins, l’équipage est en santé… Mais pas pour longtemps! Une heure avant l’atterrissage à Calgary, voilà que notre collègue «étouffé» de la veille ne se sent pas très bien. Le sandwich d’il y a une heure ne passe pas. Le pauvre! Encore lui. La scène ressemble à ceci: le premier officier va à la toilette. Pendant qu’il fait sa petite besogne, notre collègue «étouffé» alias «collègue mal de coeur», ne peut plus attendre que la toilette se libère. Et HOP! Il déverse tout son liquide verdâtre en plein devant la porte du poste de pilotage. C’est encore une fois collègue «sauveur» qui arrivera à la rescousse pour nettoyer cet inopportun déversement. Peut-on dire que c’est ça l’esprit d’équipe?

YYC-LGW (BHX)

Next Time...Relax before you fly! PLEASE!

Next Time…Relax before you fly! PLEASE!

Après un 13h45 en devoir, voilà que nous n’avons que 17 heures de repos avant de s’envoler pendant 8 h 21 vers Londres Gatwick. Nous décollons à 16 h 00, ce qui nous fera arriver à une heure respectable en Angleterre. Enfin, en théorie…

En vol, nous servons du Gingerale et du thé. (Je ne sais toujours pas pourquoi les anglophones boivent du Gingerale, quelqu’un peut m’éclairer?). Les passagers sont relativement sympathiques mis à part 21 C qui commence sérieusement à titiller mes nerfs. J’en parle à ma collègue et elle me répond: «Non! Pas toi aussi!» Finalement, 21 C énerve tout l’équipage! Jamais en tant qu’agent de bord, je n’ai eu l’impression d’être une idiote, mais cette femme a réussi à m’en faire douter pendant un court moment. À chacun de mes passages, elle rit de moi avec sa voisine. J’ai le goût de m’approcher à deux centimètres de son visage et de lui dire: «YOU HAVE A PROBLEM?» Mais à voir ses dents jaunes et à sentir son haleine de cigarette, je n’ai pas le désir de faire quoique ce soit. Mieux vaut l’ignorer.

Avions de British Airways, GatwickNous sommes en descente vers Gatwick. Soudain, le commandant nous informe qu’il y a trop de brume sur la piste et que nous devons attendre qu’elle se dissipe. Nous tournons en rond à 10 000 pieds. Nous pourrons faire cela pendant seulement 18 minutes, car après, le carburant nous manquera. Finalement, nous dévions vers notre aéroport de dégagement, Birmingham, pour refaire le plein et attendre le OK pour atterrir à notre destination. 4 heures plus tard, nous atterrissons à Gatwick. 21 C m’énerve encore.

LGW-AGP

Miss BeanMise en place vers Malaga le jour suivant. Nous sommes encore crevés de la veille. Nous volons sur Easyjet. C’est toujours un plaisir de voyager sur cette compagnie où les sièges ne s’inclinent pas, où les annonces sont interminables et où l’agent de bord a l’air de Mister Bean. GRRRR!

AGP

C’est la fin du courrier. Maintenant plus qu’une nuit avant de retourner à la maison. En attendant le vol de retour (qui sera sans anicroche) je fais une visite éclair au Corte Inglés afin d’acheter mes 2 bouteilles de vin permises. En chemin, je fais un stop à La Antigua Casa de Guardia pour prendre un vin típico de la région de Malaga.

Antigua casa de Guardia Malaga  Antigua Casa de Guardia Malaga

Jambon Corte Inglés Malaga jambon corte inglés

Maintenant, c’est le temps des congés bien mérités!

Bon retour:)

P.S. J’aimerais ajouter que le mystère demeure toujours afin de connaître l’identité de la mystérieuse personne qui envoie 12 roses rouges à ma chambre le jour de la St-Valentin…

roses pour la st-Valentin

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Compte-rendu des premiers vols

Je n’avais pas volé depuis un petit bout de temps…(4 mois au total, ce qui m’aura permis de rédiger mon premier roman qui sera publié chez Libre-Expression à l’automne!) Me voilà maintenant de retour dans les airs. Compte-rendu des premiers vols de janvier.

passager logo profil1- La clientèle

Qui dit janvier dit vols dans le Sud. J’apporte maintenant de joyeux vacanciers se faire dorer la couenne sur une plage idyllique. Les passagers sont donc, en quelque sorte, très différent de mon dernier vol vers Bordeaux. Je dirais que c’est un mélange entre Les Bougon, La Galère et Occupation Double. Un peu de tout, quoi! Ça donne un résultat très intéressant.

2. Les heures de vol

Carry-on et neigePlutôt que de partir en soirée pour voler toute la nuit vers l’Europe, nous opérons maintenant davantage des vols de jour. Bien sûr, les courriers dans les autres pays existent mais reste que la majorité des vols sont des aller-retour dans la même journée. Nous pouvons donc d’une certaine manière, nous créer une simili routine. Les départs se font donc très tôt le matin ou en après-midi pour revenir tard dans la nuit et avoir la possibilité de retrouver son entrée de garage bloquée par un tas de neige compactée (grrrr!)

Pour ces deux types de vols, il y a deux types d’expérience à bord.

A – Les vols de matin se résument à: lever à 3 am (hum, j’aime moins ça), passagers qui dorment à l’allée (ah, j’aime ça) et au retour, ils boivent moins, ayant pris leur baril d’alcool dans le resort.

B- Vols en après-midi: Un dodo récupérateur. À l’aller, les passagers sont prêts pour les vacances. On peut donc entendre régulièrement des :«Madame! J’peux-tu avoir une bière!» avant le décollage. On s’habitue et on répond: « Désolé, c’est impossible. Seulement après le décollage.» Et on se fait répondre: « Ah! Vous êtes ben pas de party!». Et on dit plus rien… Parce que ça ne sert à rien. Au retour, ils dorment (tant mieux!).

Dans les deux cas, les passagers applaudissent à l’atterrissage. YOUHOU!

3 – La charge de travail

zombie vertComme les vols sont maintenant plus courts pour se rendre à la destination, nous n’avons pas de temps pour relaxer. Le positif c’est que les vols passent très très vite. Le négatif c’est que, pour ma part, j’ai mal partout et la journée suivante, j’ai l’air d’une zombie. Mais de toute façon, même après un vol en Europe, je me sens autant zombie. Ça revient donc au même. Il faudrait juste que je m’y fasse.

4. Le melting pot des premiers jours

Voici ce qui me vient en tête en pensant à mes derniers vols

- Des peaux brûlées par le soleil

- Une dame frustrée car son autobus est parti le dernier de l’hôtel. «Ça sert à quoi de voyager avec vous si l’autobus part en dernier de l’hôtel? », m’a t-elle demandé. Je n’ai pas trop compris le rapport entre la compagnie aérienne et l’autobus. Personne n’a de contrôle là-dessus et puis, forcément, un des groupes arrivera en dernier.  Avoir su, j’aurais fait une demande spéciale pour que l’autobus de Madame Unetelle parte en premier…

- Un passager dans la vingtaine avec sa blonde qui lisait un journal style Porno… avec des photos très explicites d’une femme aux gros seins. Désolé, dans un avion, ce n’est pas la place.

- Un passager qui s’est évanoui pour ensuite rester allongé le reste du vol devant la sortie d’urgence. Il s’en est sorti indemne.

-Une femme en pleurs car son mari n’a jamais voulu embarquer à bord de l’avion par angoisse de voler. La femme est partie seule pour leurs vacances. Le bagage du mari a été retiré de la soute et cela a créé un léger retard. C’est pardonné!

Et bien sûr, il y a tous les autres. La femme souriante qui m’a dit merci à chaque fois. La vieille dame qui a souligné son admiration pour notre courage de travailler dans un espace aussi restreint. Le couple à la rangée 44 qui était tellement poli que j’avais le goût de les gâter durant tout le vol. Le passager à 24 H qui était le seul qui était sensiblement "cute" dans l’avion.

Et puis, pour terminer, l’équipage qui sans leur bonne humeur et leurs sujets de conversations inépuisables, ont rendu mon retour au travail agréable. Merci!

Avion Cartoon

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Bonne année 2013 à 36 000 pieds

Pour plusieurs agents de bord, la réalité des Fêtes c’est d’être loin de la maison. Pour tous ceux qui voleront ce soir quelque part sous le ciel étoilé et qui ne pourront prendre un petit verre pour festoyer, je vous offre cette BD pour vous faire rêver…

Bonne année 2013 à tous! Merci à tous mes lecteurs de me lire. Je vous souhaite la santé et le bonheur pour accomplir vos rêves les plus fous, car n’oubliez pas que dans la vie, rien n’est impossible…il ne suffit d’y croire!

Bande dessinée jour de l'an E.Landry

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Un cadeau de Noël inespéré pour Mademoiselle l’Hôtesse de l’air

Pour Noël, j’ai décidé de vous offrir une bande dessinée fait maison par deux hôtesses de l’air (Jolyane Cloutier au crayon et moi-même à la mise en scène). Pourquoi ne pas virer la réalité en ridicule pour se libérer drôlement l’esprit? Bien que vous pourrez croire que certaines situations sont quelque peu exagérées, elles sont pourtant tous véridiques (sauf l’élixir bien sûr!)… Je vous souhaite donc un joyeux temps des Fêtes à tous!

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