L’Hôtesse de l’air à Canal Évasion!

Je suis trop fière de mettre ici ma première entrevue à l’Émission Azimut pour Canal Évasion avec le très sympathique Jean-Michel Dufaux. J’espère que je vous ferai rêver et découvrir le merveilleux monde de l’aviation! L’Hôtesse de l’air …Pour voir le monde à 36 000 pieds d’attitude!

Court sondage pour un bon décollage!

Bonjour à tous!

Pour mieux vous servir j’aimerais améliorer mon blogue ainsi que mon image. J’ai préparé un court sondage pour avoir une idée de qui vous êtes et de ce que vous aimez bien de L’Hôtesse de l’air. Ce n’est que 10 questions simples du genre Êtes-vous plus Type Pilote Macho ou Pilote timide?

Hahaha, non sans blague, j’aimerais recevoir votre avis:) Le sondage est anonyme!

MERCI MERCI MERCI!

https://fr.surveymonkey.com/r/GNPL9LW

Des diamants dans les homards d’Halifax

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Je suis assise à mon strapontin (jumpseat) depuis une bonne heure, car depuis notre départ d’Halifax en Nouvelle-Écosse, les conditions météo m’empêchent de me lever et d’aller me déhancher dans l’allée. Le commandant annonce qu’une tempête fait rage près des côtes américaines. De mon point de vue, je dirais que c’est une bonne dose de nuages enragés qui nous font bouger d’un côté et de l’autre mais ça ne m’empêche pourtant pas de sentir mes paupières s’alourdir.

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Coucher du soleil en route vers Cuba

Je me suis levée à 3 h am et après des allers-retours entre Cuba, la République Dominicaine et les nombreux pubs d’Halifax où le folklore bat son plein, le sommeil me gagne. Je regarde les passagers assis devant moi. La dame et son mari me fixent depuis un moment. Je leur souris. «Vous êtes fatiguée?», qu’ils me demandent.

Je ne peux cacher mon manque d’énergie apparent. «C’est qu’assise ainsi pendant trop longtemps sans rien faire, c’est endormant.» La dame approuve car à ma défense, elle dormait avant même que l’on soit en vol. Je décroche le combiné pour appeler mon collègue de l’autre côté de l’allée.

«C’est quoi ton pays préféré?», lui demandai-je pour faire la conversation.

Il hésite. Il en a tellement visité qu’il ne sait plus lequel il préfère. En fait, il les aime tous. La Croatie, la Serbie, le Japon. Il arrive justement de la Colombie et de l’Équateur.

«Tu as passé combien de temps en Équateur?», le questionnai-je entre deux secousses.

«4 jours», répond-il bonnement.

«Tu te fous de moi? C’est loin l’Équateur pour quatre jours!»

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J’ai enfin réussi à l’endormir!

Mon collègue est hyperactif. Il ne dort jamais. Quoique là, il a attrapé une petite grippe. C’est sans doute son saut de folie entre Quito et Montañita (super endroit d’ailleurs) qui l’a tué.

Soudain, je ressens un haut-le-coeur a être tournée de côté. Je raccroche pour regarder tout droit afin de reprendre mes esprits. Il ne faudrait surtout pas que je déverse le peu que j’ai englouti ce matin sur le charmant couple assis devant moi.

Pour passer le temps, je fredonne dans ma tête Take Me Home, Country Roads, une chanson de la veille qui m’aura fait danser (vidéo en fin d’article). Le signal des ceintures s’éteint enfin et je me lève afin de commencer les services à bord.

Ce sera bref. Une heure plus tard la descente commence et je suis de retour assise devant le mari et la dame

«Vous vous êtes réveillée finalement?», me lance la femme en me voyant m’asseoir plus pimpante qu’auparavant.

J’approuve et maintenant un peu plus en forme, je me décide à lui faire la conversation.

«Vous vivez à Halifax?»

«Tout près, me dit-elle. Nous vivons à Peggys Cove»

Mes yeux s’agrandissent. C’est là il me semble qu’un avion de SwissAir a sombré dans l’océan en 1998.

«Mon mari est pêcheur. Pendant une semaine, lui et ses collègues ont ramassé les débris. C’était atroce», précise-t-elle sans trop élaborer sur le sujet.

Je n’ose pas lui demander de décrire davantage, gênée par ma curiosité. Je parle plutôt de la cause de l’écrasement. «Un feu à bord», précisai-je en tentant de me rappeler les détails. Le sujet touche tant de passagers que plusieurs aux alentours apportent leur contribution. «C’est mon frère et son ami qui ont été les premiers sur le lieu de l’accident», ajoute un.

À les écouter, je note une fébrilité encore existante face à ce terrible évènement. Captivée par la conversation, le train d’atterrissage sort et je ne le remarque même pas. Soudain, la dame assise devant mon strapontin s’avance vers moi comme pour me souffler un secret.

FullSizeRender(1)«Vous savez, on dit qu’à bord du Suissair, il y avait des millions de diamants. Tous les pêcheurs de la côte rêvent du jour où ils tomberont sur la prise du siècle. Qui sait si l’un des homards n’aura pas ingurgité par mégarde un diamant perdu…»

Je souris en m’imaginant la surprise du pêcheur ou plutôt du client au restaurant qui croque dans la pince rouge du crustacé et manque d’avaler la pierre précieuse. Et puis, j’entends le boom de l’appareil contre la piste. Mes passagers applaudissent et pour la première fois dans ma carrière d’agent de bord, moi aussi! J’applaudis de bon coeur sans m’en rendre compte, comme si j’étais l’une des leurs, heureuse moi-aussi d’aller passer du temps à Punta Cana. C’est l’effet que font les Néo-Écossais sur moi, j’ai l’impression de faire partie de la gang!

Fait: Aucun des 229 passagers du vol qui effectuait la liaison New York-Genève n’a survécu. Parmi eux, on comptait un prince saoudien, le proche d’un ancien shah d’Iran et des hauts fonctionnaires onusiens. Des diamants et des pierres précieuses d’une valeur de 500 millions de dollars n’ont, par ailleurs, jamais été retrouvés. (source: Radio-Canada)

 

Vérité ou mensonge: J’ai déjà infiltré le yacht à Puff Daddy

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Le yacht de luxe Eclipse, appartenant au milliardaire russe Roman Abramovitch. Il fut de sa conception jusqu’au 5 avril 2013, le plus grand bateau privé du monde.

Les Oscars de ce soir me donne le goût de me ressentir jetset! Alors Vérité ou mensonge? Ça vous dit quelque chose cette affirmation? « N’est-ce pas une anecdote dans ton roman L’Hôtesse de l’air, tome 3? »  Bien vu! Sauf que vous pensiez probablement qu’elle était tirée de mon imagination…

 

J’avoue que j’avais presque peur de révéler la vérité. D’un coup que Puff et sa gang lancent une armée à mes trousses pour me punir de leur avoir menti haha! Parce que non, je ne suis pas une amie intime du célèbre rappeur pour me faire inviter sur son gros yacht à Saint-Barthélemy mais bien parce qu’une amie et moi sommes très téméraire. Disons que nous nous sommes imaginées que tout était possible l’instant d’une nuit. Peut-être aussi que ce n’est pas faux non plus😉

Voici un court extrait de notre expérience (chapitre 30, p.269) accompagnée d’images qui font rêver, de l’île de Saint-Martin en passant par Anguilla jusqu’à la veille du nouvel an à St-Barth avec Rihanna! Bon Décollage!

« Are you on the guestlist? »

L’homme baraqué posté à l’entrée de la passerelle s’adresse à nous. Béa, la confiance chargée à bloc, n’hésite pas à nous annoncer.

« Of course ! Béa and Scarlett. »

Elle soulève le menton pour avoir l’air insultée d’avoir été interpellée ainsi. On ne demande pas à des stars si elles font partie de la liste des invités ! J’essaie aussi de me la jouer cool en déposant une main sur ma hanche. Le bodyguard parcours le document. Il semble exhaustif et, pendant qu’il continue à chercher, son collègue s’avance pour nous scruter des pieds à la tête. Béa bombe les lèvres et lui esquisse un clin d’œil.

« It’s ok. Enjoy your night », nous souhaite-t-il en retirant la chaîne pour nous laisser passer.

Je monte sur le pont qui relie le bateau à la terre ferme. J’essaie de ne pas démontrer d’excitation. « Tu es une célébrité, Scarlett, ces choses-là ne t’impressionnent pas ! » me répétai-je. Béa avance devant moi en se déhanchant avec assurance.

« Please leave your shoes here », exige un employé d’une vingtaine d’années.

Plage Colombier, St-barthelemy

La baie de Colombier sur l’île de St-Barth. Au lendemain de ma visite, Leonardo Dicaprio y était. Je l’ai manqué de peu:(

Tel que demandé, nous lui remettons nos sandales et il nous donne un numéro pour les récupérer à la sortie. « Je n’ai pas besoin d’un numéro. Je sais reconnaître mes chaussures », aimerais-je lui dire. Je réalise que cette procédure a été mise en place par sécurité, car aux côtés de mes pauvres Aldo se retrouvent des escarpins griffés Chanel, Louboutin, Manolo Blahnik.

      Pieds nus, nous empruntons un couloir jusqu’à rencontrer un jeune homme vêtu d’un polo à l’effigie du bateau. Il bloque le passage et nous indique d’emprunter un escalier. Nous passons devant une cuisine, et un homme nous désigne le chemin vers la musique. Par peur d’être démasquée, je demeure muette et je n’ose pas demander à Béa l’identité du propriétaire du yacht. Arrivée dans un spacieux salon recouvert d’un tapis moelleux, nous sommes à nouveau redirigées vers un escalier central en colimaçon. Le beat est à notre portée. Une porte automatique s’ouvre et nous accédons au party. Et quel party !

« Viens ! »

Béa me prend la main et m’attire vers le bar central. Je scrute la foule discrètement.

« C’est à qui ce bateau ? » chuchotai-je dans l’oreille de mon amie.

« Deux champagnes ! » annonce-t-elle au serveur avant de me faire un signe des yeux pour que je regarde sur le comptoir.

Je lis le menu qui y est déposé. Trois cocktails sont offerts. Le premier s’appelle The Diddy.

« No way ! « , m’exclamai-je sans arriver à me contenir. Les partys de Puff Daddy sont légendaires ! J’y crois pas ! J’y crois pas ! Il est là ?

« Calme-toi, Scarlett. On est des stars. Ça ne nous impressionne pas, ce monde-là », chuchote-t-elle en récupérant les verres de Veuve Cliquot.

Yacht in Gustavia, St-Barth.

Pourquoi aller dans un parc aquatique quand on peut s’en créer un chez soi

Je respire et me ressaisis. C’est vrai qu’il faut jouer le jeu. Et puis, à part avoir quelques millions dans ses poches, ce célèbre rappeur utilise les toilettes comme tout le monde. « Non mais tu as vu le bateau ! » murmurai-je en scrutant les lieux. Le chanteur, amoureux de la musique, a fait construire une piste de danse avec projecteurs et système de son de première qualité. L’étage est à demi recouvert d’un toit, chaque extrémité exposée à ciel ouvert.

« C’est pas le gars d’American Idol, ça ? »

Je fais un signe à Béa et elle se retourne discrètement. L’homme est assis dans les sofas rouges près d’un spa.

« C’est bien lui », me confirme-t-elle.

New year 2015 on Puff daddy Yacht

Le menu THE DIDDY et lunettes offertes pour les invités.

Je termine mon premier verre de champagne et en commande un autre. Je cherche Puff Daddy mais je ne le vois nulle part. La musique mixée par un DJ est excellente, je propose d’aller danser. Je cale mon deuxième champagne et en récupère un troisième avant de m’avancer sur la piste, là où s’activent d’autres invités. Soudain, les portes automatiques s’ouvrent et j’aperçois le rappeur suivi de son entourage d’Afro-américains faire son entrée. J’ai le souffle coupé mais je continue de danser comme si rien n’était. Pourquoi suis-je si impressionnée ? Est-ce l’argent qu’il possède ? Le talent ? Son image médiatisée ? Je ne pourrais dire, mais je le suis.

« Béa, on prend une photo ! »

Elle me fait des gros yeux. Je me ressaisis. Ça risquerait de nous faire démasquer. Je décide d’embarquer à fond dans mon personnage. Plus rien ne m’impressionne. Je profite du moment présent jusqu’à ce que …

Pour la suite, il y a  L’Hôtesse de l’air, tome 3 !

PSST. Malheureusement, ça se termine tel quel! HAHA!

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